Le Dernier Templier

Mise en scène: François Bourcier
avec François Bourcier, Valérie Fruaut

Francis Lalanne:
"Automne 90, je rencontre François Bourcier, metteur en scène, acteur, auteur dramatique et nous nous lions d'amitié. Septembre : il m'entraîne dans une de ses aventures. Il me propose un rôle dans une pièce, Le Dernier Templier dont il joue à lui seul les 12 personnages principaux et qu'il met en scène dans un petit théâtre du vieux Lyon. Ma mission consistérait à incarner, au terme de ses 12 métamorphoses, la 13ème, celle du dernier templier pour clore le spectacle par l'effet paroxystique de ce qu'on appelle en jargon de saltimbanque un "coup de théâtre":
La lumière s'éteint au moment où il s'assoit dans un fauteil: vêtu comme un valet d'écurie; les cheveux blonds et courts; imberbe et les yeux bleus.
La lumière se rallume en un quart de seconde, et sur le fauteuil il y a moi: les cheveux longs et bruns; avec barbe et moustache; les yeux noirs; en armure de chevalier du temple, l'épée à la main.
J'accepte et je deviens l'acteur clandestin rêvé par François, exigeant seulement de jouer incognito pour conserver au jeu de scène toutes ses chances.
A cet instant, chaque soir, la salle est parcourue par le même frisson et je suis fier de pouvoir y contribuer, même si ma participation n'excède guère cinq minutes."

François Bourcier:
"Francis est un artiste perfectionniste, exigeant, et c'est pour ça qu'on le perçoit parfois comme un emmerdeur. Il a besoin de sentir un être humain véritable en face de lui, qui ne se cache pas. On m'avait dit, lorsque je l'ai mis en scène: "Fais attention, avec Lalanne c'est risqué". Et tout a été extraordinaire. Il a été d'abord charmant et s'est investi complètement dans ce rôle de cinq minutes... Le premier jour de répétition, j'étais sur mes gardes. Et puis il a été merveilleux. Avec moi, avec ses partenaires, il n'a jamais joué à la vedette, il s'est fondu dans l'équipe. Et avec le public il a eu un contact exceptionnel. C'est un pur, qui est en demande permanente d'absolu. Comme le Petit Prince, il questionne tout le temps."

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